de suivi

L'UDC utilise le fonds Zell pour attaquer l'aide aux plus précaires

L'utilisation d'un fonds de la Ville de Genève destiné au service social et au personnes âgées fait débat. Au lieu de nous reprocher nos choix sur le terrain politique avec courage et en toute transparence et d'assumer sa position à l'égard des plus faibles, l'UDC procède à une interprétation mesquine de dispositions réglementaires.

  • Le prélèvement de 960'000 francs sur le Fonds Zell dans le cadre du projet de budget 2021 de la Ville de Genève est au cœur d’un feuilleton médiatique. Je tiens ici à apporter les clarifications qui s’imposent dans ce débat. Par ce prélèvement, nous avons simplement fait le choix de maintenir deux prestations pour les personnes âgées, soit la Nouvelle Roseraie et Trajets, mais de changer la ligne qui les finance. Bien évidemment, cela a été fait dans le plus strict respect du testament de Madame Zell, dans lequel cette généreuse bienfaitrice indique tout simplement qu’elle lègue sa fortune à la Ville de Genève « en faveur de son Service social et plus particulièrement pour les personnes âgées ».

 

  • Nous ne dérogeons pas plus à notre propre règlement d’utilisation du fonds, qui précise, à son article 4, que celui-ci doit permettre « de financer des prestations d’aide financière ou des projets d’action sociale, destinés aux personnes ayant atteint l’âge d’obtention d’une rente vieillesse, en situation de précarité sociale ou économique ».

 

  • La droite nous reproche de ne pas savoir faire de choix. Au contraire, dans cette période douloureuse de crise sanitaire, notre décision politique a été de maintenir les prestations dont la population a besoin, tout en augmentant certaines enveloppes, comme celle destinée à l’urgence sociale pour les plus précaires. Cela a été rendu possible notamment en finançant deux prestations pour les personnes âgées grâce à un fonds qui nous donne toute latitude pour le faire - un fonds par ailleurs très bien géré puisqu’il a augmenté de plus de 30% en 20 ans et dont on n’utilise qu’une infime partie des intérêts qu’il rapporte.

 

  • Celles et ceux qui cherchent à décrédibiliser notre action ne veulent pas voir la réalité qui s’affichent sous leurs yeux : les coûts dans le domaine du social ont explosé. La situation est d’autant plus critique qu’elle s’inscrit dans le difficile contexte de RFFA, qui nous a privé-e-s de revenus conséquents.

 

  • Les images des files interminables aux Vernets ont fait le tour du monde ! En attaquant notre utilisation du fonds Zell sur des éléments techniques infondés, l’UDC nous reproche en réalité cette aide aux plus démuni-e-s, dont une partie  est sans statut légal. Voilà ce que l’UDC ne supporte pas ! Voilà également pourquoi il a lancé l’été dernier un référendum contre la loi du Conseil d’Etat sur l’indemnisation pour pertes de revenus en période COVID destinée aux oublié-e-s de la crise – une loi que le PLR n’avait d’ailleurs pas soutenu au parlement ! Je me permets de rappeler que les référendaires, et indirectement le PLR, ont été sèchement retoqué-e-s ce dimanche par 68% de la population, qui a dit tout son attachement aux valeurs de justice sociale que nous défendons.

 

  • La droite a tout le loisir de nous reprocher nos choix. Mais qu’elle le fasse avec courage et transparence, sur le terrain de la politique et non sur l’interprétation mesquine de dispositions réglementaires, en assumant sa position à l’égard des plus faibles.
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