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Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie aujourd'hui 17 mai 2020

Aujourd’hui 17 mai, c’est la journée internationale IDAHOBIT (international Day Against Homophobia, Biphobia, Intersexism and Transphobia), l’objectif de cette date symbolique est de sensibiliser et de mener des actions de prévention pour lutter contre toutes les violences physiques et morales liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Rappelons que malheureusement, dans trop de régions du monde encore, les droits des personnes LGBTIQ+ sont bafoués, et les violences à leur égard sont banalisées.

Dans le domaine de la lutte pour l’égalité et la diversité, les collectivités publiques seraient bien peu de choses sans leurs nécessaires relais associatifs. Ancrées au coeur de la vie sociale, dans les quartiers, les associations font battre le pouls de la Ville. Durement touchées par la crise sanitaire actuelle, elles sont plus essentielles que jamais pour soutenir les plus fragiles dans les communautés LGBTIQ+.

La Ville de Genève a dû renoncer à son habituelle campagne annuelle autour de cette Journée du 17 mai. Ce n’est que partie remise, et j’aurais à coeur de porter haut l’étendard des couleurs LGBTIQ+ en ma qualité de futur magistrat en charge de cette politique. C’est l’occasion ici de rendre hommage à Sandrine Salerno, magistrate sortante, qui a tant oeuvré pour la promotion pour l‘égalité et la diversité. 

La reconnaissance de l’égalité passe donc par les associations et aussi par des personnes qui incarnent ce combat.

J’aimerais citer ici Panti Bliss, une drag queen et activiste des droits LGBTIQ+ irlandaises. Panti Bliss est devenue mondialement connue par son discours au théâtre national de Dubin, en 2014, pour dénoncer l’homophobie latente dans son pays. La vidéo qui reprenait son discours deviendra virale et bouleversera les Irlandais.e.s. Panti Bliss jouera un rôle majeur dans la campagne de mai 2015 en Irlande pour que les couples de même sexe puissent se marier. Une décision prise haut la main lors de ce référendum national : 62 % des votant.e.s s’exprimeront favorablement pour ce droit au mariage pour toutes et tous! Contre toute attente, l’Irlande devient le premier pays à acter ce droit ! Ce vieux pays catholique qui avait en novembre 1995 accepté de justesse la légalisation du divorce par 50,3 % des électrices et électeurs.

De nombreux pays restent toutefois sourds à ce cheminement vers l’égalité et il faudra encore bien d’autres campagnes et bien d’autres Panti Bliss pour établir une égalité de fait, inaliénable, entre toutes et tous.

Aujourd’hui encore selon une étude de l’Ifop, la proportion de lesbiennes, gays, bi ou trans qui disent avoir déjà subi une agression physique homophobe est en « hausse significative ».

Selon cette étude 7 % des personnes interrogées disent avoir été victimes de violences physiques au cours des douze derniers mois, une proportion qui a doublé par rapport à juin 2018 (3 %). Plus inquiétant : 60 % d’entre elles admettent avoir pensé à se suicider au cours de l’année écoulée.

Selon cette même étude, plus d’une personne LGBT sur deux (55 %) déclare avoir fait l’objet d’une agression homophobe, quelle qu’elle soit, au cours de sa vie.

Aujourd’hui 17 mai, comme tous les autres jours de l’année, engageons-nous toutes et tous pour l’égalité et la diversité et contre l’homophobie, la biphobie, l’intersexisme et la transphobie !
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Commentaires

  • Etes-vous future magistrat? Est-ce un lapsus volontaire? Il ne vaut guère mieux que vos Irlandais.e.s impossibles à prononcer. Cependant, courage dans votre futur travail !

  • Pour avoir une idée de ce qui se passe, l'information brut du sondage ne dit rien.
    60% pensaient vouloir se suicider, c'est grotesque comme chiffre. Si c'est en interrogeant des ados, je pourrais admettre ce chiffre.
    Nous savons que les agressions est souvent culturel, la aussi c'est le flou. Agression dans la rue, en boîte de nuit ? C'est important de savoir.

    Et puis, de manière générale, il y a plus d'agressions avec une augmentation forte d'antisémitisme. C'est aussi remettre dans le contexte les agressions homophobe.

    Lutter contre les violences en faisant abstraction des catégories des agresseurs (origine, milieu,...), pour éviter des amalgames ne va pas aider. Sondage Ifop 2019 : 63% des musulmans pensent que c'est une maladie, un perversité, 20 % chez le catho pratiquant et 10% sans religion.

    En conclusion, l'homophobie est d'abord culturelle. Noyer le poisson en ne faisant pas de différences, c'est ralentir la "normalisation".
    Accepter l'extrémisme d'une religion, c'est encourager l'homophobie.
    Le multiculturalisme encourage l'homophobie, contrairement à l'intégration. La Suisse doit suivre la voie de l'intégration forte des étrangers.

    La gauche à un soucis, c'est spécialement une minorité qui s'attaquent à une autre. Alors que choisir ? Culpabiliser les Suisses n'est pas la solution.

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