de suivi

Pas de sauvetage du secteur aérien sans protection climatique !

Le transport aérien n’aime pas le vert titrait la revue Alternatives économiques du mois de mars 2013. C’est le moins que l’on puisse dire !

Depuis quelques années, les constructeurs ont mis l’accent sur les économies de kérosène certes, mais davantage pour des raisons financières qu’écologiques : en effet le carburant pèse très lourdement sur les comptes d’exploitation des compagnies aériennes. 

S’il importe de poursuivre la modernisation des flottes, il faut en revanche cesser d'augmenter le nombre d'aéroports ainsi que leurs capacités d’accueil. Au rythme actuel, le nombre de vols devrait poursuivre son augmentation pour atteindre 32'500 avions en circulation à l’horizon de 2031, contre 15'500 en 2016, soit le double en 15 ans! En raison de cette croissance, les économies de carburant permises par les nouvelles technologies seront annulées. 

Rappelons également que le trafic a été multiplié par 100 de 1950 à 2000.

Cette évolution est malheureusement encouragée par l’ensemble des États : le secteur aérien échappe à toute taxation et paie son kérosène free tax, ou encore qu’il n’est pas soumis à l’Accord de Paris sur le climat.

Il faut aider les compagnies aériennes, mais qu’à la condition que celles-ci s’alignent sur les objectifs climatiques de la Suisse. Nous devons exiger que cette aide soit soumise aux conditions suivantes :

  1. entamer immédiatement des négociations internationales pour prélever une taxe CO2 sur le kérosène et intégrer le trafic aérien dans l’Accord de Paris sur le climat ;  
  2. transférer le transport aérien de courte distance sur le rail en développant les lignes ferroviaires internationales et les trains de nuit ;
  3. instaurer un moratoire sur l’extension des infrastructures aéroportuaires ;
  4. créer un fonds à l’intention des employé.e.s souhaitant se reconvertir ou se perfectionner afin de leur offrir de nouvelles perspectives professionnelles ; 
  5. conclure avec les compagnies aériennes et les exploitants aéroportuaires une convention d’objectifs pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

 

Alfonso Gomez

https://verts.ch/campagne/non-au-sauvetage-du-secteur-aerien-sans-protection-climatique 

 

 

 

Lien permanent Catégories : Humeur 2 commentaires

Commentaires

  • "Il faut aider les compagnies aériennes", vraiment ? Pourquoi ? C'est la loi du marché, non ? Elles ont de belles années derrière elles, qui auraient dû leur permettre de constituer de belles réserves. Ou bien ? D'ailleurs, pour la propagation du virus, elles sont largement responsables. Ne pouvaient-elles pas prendre des dispositions, de dépistage par exemple ? Ne pensez-vous pas qu'il faudrait plutôt aider leurs employés ? Parfois je ne sais si les parti politiques agissent, ou plutôt sur-réagissent, par naïveté ou par ignorance.

  • En tant que compagnie aérienne active en Suisse employant un millier de personnes avec des contrats de travail locaux, Easyjet a sollicité officiellement une aide de Berne

    Les trois frangins Haji-Ioannou, fondateurs actionnaires principaux résident à Monaco et sont milliardaires.

    Socialiser les pertes, privatiser les profits ? easy !

    1000 employés sont un argument de poids, oui mais...

Les commentaires sont fermés.