de suivi

  • Pour que l’accès à un logement digne et accessible redevienne un droit.

    A Genève, 50% des ménages ont un revenu mensuel inférieur à 8'130 frs. Or, nous ne leur avons consacré que 17% du parc immobilier ces dernières années. Alors que la pénurie frappe notre canton depuis 20 ans, l’initiative de l’Asloca sur laquelle les Genevois.e.s sont appelé.e.s à voter le 24 novembre vise à construire du logement correspondant aux besoins de toutes les catégories de la population. Et à appliquer l’article 38 de notre Constitution : « Toute personne dans le besoin a droit d’être logée de manière appropriée. »

    Alors qu’environ 50% de logements en propriété privée, PPE et villas, ont été mis sur le marché pour moins de 20% de ménages intéressés et éligibles, la situation doit aujourd’hui être corrigée. D’autant que le parc de logements d’utilité publique (LUP) est de 10% quand les objectifs légaux imposent d’en avoir 20%.

    Pour y remédier, l’initiative 162 « Construisons des logements pour toutes et tous » repose sur un mécanisme simple : en période de pénurie, soit lorsque le taux de logements vacants est inférieur à 2%, seules les constructions en zone de développement seront admises, permettant ainsi un contrôle des prix par l’Etat durant 10 ans et garantissant une part de logements sociaux.

    Avec un taux de vacance à Genève de 0,54%, il est temps d’agir. Née il y a 75 ans de l’action collective des locataires pour se protéger contre la spéculation immobilière et la précarité juridique de ceux-ci face aux milieux immobiliers, l’Asloca montre plus que jamais sa nécessité. Afin qu’un logement digne et accessible à toutes et à tous redevienne un droit.

    Le 24 novembre 2019, votons oui à l’initiative de l’ASLOCA !

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  • Record de bureaux vides: il faut refuser le déclassement du Pré-du-Stand

    Genève a atteint encore une fois un record que personne ne nous envie: cet été, le nombre de bureaux vacants a touché des sommets jamais égalés. Alors que la pénurie de logements continue de frapper avec un taux de vacance de 0,5%, la courbe des bureaux vides ne cesse de grimper: 5% des surfaces d’activités sont inoccupées dans le canton, soit 340’000 m², dont la moitié se trouve sur le territoire de la Ville. Ces chiffres sont en hausse de 50% depuis 2017... et 450% depuis 2011!

     

    En bref, Genève compte aujourd’hui l’équivalent de 46 terrains de football de surfaces d’activités délaissées. Rien que dans les bureaux vacants, ce sont quelque 2300 appartements de 100 m² que l’on pourrait faire tenir. Selon les prévisions, cette courbe aura encore grimpé l’an prochain. Pas étonnant lorsque l’on sait que dans les années à venir, 1 million de m² de locaux commerciaux attendent d’être construits. Une vaine frénésie, en regard des tendances actuelles – la mutualisation des surfaces de travail dans des espaces de co-working ainsi que l’augmentation du télétravail, dans le privé comme dans le public.

     

    Alors que l’urgence climatique nous frappe de plein fouet, que la densification massacre sur son passage des centaines d’arbres, que la population réclame moins de goudron pour davantage de nature en ville, pour les Verts, cette frénésie spéculative ne peut plus durer. Les bureaux qui sortent de terre, adaptés aux besoins actuels, trouveront peut-être preneurs, mais qu’adviendra-t-il de ceux déjà considérés par les spécialistes comme vétustes et excentrés ? Le 40, rue de la Coulouvrenière fait figure d’oiseau de mauvais augure : ce bâtiment est vide depuis sa construction … il y a 25 ans!

     

    Alors que la droite a fait miroiter une abondance d’appartements supplémentaires suite à la modification de la LDTR en 2015, seuls 54 dossiers de changements d’affectation de bureaux en logements ont été déposés depuis. C’est que l’affaire n’a rien d’avantageux pour les propriétaires, qui se plaignent de coûts liés aux travaux trop élevés. Et peinent à avouer qu’ils préfèrent garder des bureaux vacants, leur valeur au bilan étant plus avantageuse.

     

    Les chiffres sortis cet été ne sont qu’un symptôme de plus de notre mal développement.  Aujourd’hui, c’est d’un changement de paradigme dont nous avons besoin. Face à cette situation, il faut désormais recycler en priorité toutes les surfaces construites en logement. Et soutenir un blocage des constructions de bureaux. Voilà pourquoi je vous invite à refuser dans les urnes le 24 novembre le déclassement de la zone agricole du Pré-du-Stand au Grand-Saconnex, qui viendrait encore gonfler la construction de bureaux dont Genève n’a pas besoin.

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  • Propos d'aujourd'hui sur le 9 novembre 1932.

    Mon discours devant la pierre commémorative où sont tombées les victimes du 9 novembre 1932.

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