20/09/2012

Les rues piétonnes c’est la santé.

La population de la Ville de Genève a enfin la possibilité, ce 23 septembre, de rendre un peu d’air et d’espaces aux piétons et aux mobilités douces. Les habitants des quartiers de la Ville de Genève étouffent sous le poids des nuisances (bruit, pollution de l’air) liées à un trafic routier en constante augmentation. Il est temps de soulager les habitants des quartiers.

Les objectifs du projet sont d'améliorer la santé ainsi que la sécurité, et de rendre nos quartiers plus conviviaux, plus sûrs et plus attractifs pour le commerce de proximité. Ainsi, l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV) recommande la création de rues de calmes et de lieux de détente dans les zones urbaines.

La circulation routière constitue un stress permanent pour les habitants des quartiers, piétons, cyclistes, familles, enfants.   La création de rues piétonnes vise à créer des espaces où les habitants dans leur déplacement dans le quartier n’auront plus à craindre pour leur sécurité.

Enfin, en Ville de Genève, plus de 40 % des habitant-e-s, soit 80'000 personnes sont touché-e-s par le dépassement des valeurs autorisées d’ozone et de particules fines. Les effets néfastes de la circulation sur la santé touchent surtout les plus fragiles c'est-à-dire les personnes âgées, les enfants et les fœtus. Le bulletin de la ligue pulmonaire de septembre 2007 est très clair «le trafic routier produit une grande partie des poussières fines. Selon les résultats de l’étude SAPALDIA, les individus résidant près de routes très fréquentées sont plus exposés aux difficultés respiratoires.


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16:37 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

04/06/2012

L’expertocratie à la gouvernance des régies publiques

Shadoks.jpgLa réforme dite de la « bonne gouvernance » des institutions publiques est une régression dans le domaine de la transparence et d'une bonne gestion démocratique.

Un des principes de la bonne gouvernance supposerai plutôt le renforcement de la participation des citoyen-ne-s, des salarié-e-s et de leurs représentant-e-s dans la gouvernance de l'entreprise. Il ne s'agit pas ici de plaider pour une co-gestion des régies publiques mais de maintenir un droit d'intervention et de contrôle sur les décisions stratégiques de ces entreprises. La proposition de loi 10679 sur l'organisation des institutions de droit public, en son article 39, envisage la nomination des ¾  des membres (8 membres sur 11) des conseils d'administration des entreprises publiques par le Conseil d'Etat (CE) et seulement 3 par les partis politiques.

La nouvelle loi concentre le pouvoir entre les mains du Conseil d'Etat et tend à diminuer la représentativité des partis politiques et des représentant-e-s du personnel ce qui nuit au contrôle des institutions publiques. Elle confère trop de pouvoir au gouvernement et empêche le parlement d'exercer correctement et pleinement son rôle de garant du fonctionnement d'entreprises largement financées par les impôts. De plus, une clause stipule que les membres du Grand Conseil ne peuvent siéger dans les conseils d'administration, une méfiance peu compréhensible à l'encontre des élu-e-s du peuple.

Cette méfiance s'exprime également face aux représentant-e-s du personnel. Aujourd'hui la plupart des Conseils d'administrations comptent 2 à 4 élu-e-s du personnel en fonction de la taille des établissements.  L'article 39 prévoit une réduction de cette représentativité à un  seul membre élu par le personnel.

Cette méfiance et ce mépris touchent également la représentativité des communes. Au sein des SIG, par exemple, dont les communes détiennent 45% du capital de dotation des SI, elles ne seront représentées que par 2 administrateurs, soit le 18% du Conseil d'administration, alors qu'elles en désignent 8 sur 17  (47%) actuellement.

On connait le rôle subsidiaire essentiel que joue les communes dans le domaine social, il est donc important qu'elles puissent être représentées de manière conséquente dans le CA de l'Hospice or la nouvelle loi n'en prévoit aucun.

Si le Conseil d'Etat voulait vraiment améliorer la bonne gouvernance, comme il le prétend, il aurait par exemple inscrit dans la loi une juste représentation des femmes dans les conseils d'administration, il aurait défini clairement les moyens et les objectifs de formation des membres des conseils d'administration, il aurait valorisé les instances de consultation des parties prenantes (consommateurs, collectivigtés, associations, bénéficiaires, etc.). La diversité des profils des membres des Conseil d'administration de nos régies publiques est une richesse pour l'entreprise.

Pour terminer, cette loi va à l'encontre de la volonté populaire exprimé le 1er juin 2008. La population genevoise avait alors refusé à près de 60% une réduction du contrôle démocratique des SIG, HUG et des TPG. Elle va également à l'encontre de la volonté populaire exprimée enfévrier 2011 contre la fusion des fondations immobilières de droits public.

Les crises écologiques et financières montrent que les banques et les grandes entreprises ne peuvent être abandonnées à un groupe de pseudo spécialistes cooptés par ceux-là même qui ont pour tâche de gouverner et donc de donner un cadre aux institutions de droit public. L'instauration d'une représentation des citoyen-ne-s, de leurs représentant-e-s, des associations, de toutes les parties prenantes (usagers, patients, clients, bénéficiaires, etc.) contribue à rapprocher démocratiquement l'intérêt de l'entreprise et celui de la communauté.

Pour cela le 17 juin il faut voter NON à une loi technocratique et antidémocratique.

 

23:25 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2)

17/03/2012

Rues piétonnes, mensonges et vérité.

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La proposition du Conseil administratif en vue de l'ouverture d'un crédit de 5 millions de francs destiné à la réalisation des 50 premières rues piétonnes sera donc soumis au peuple après le lancement d'un référendum mené par une coalition opportuniste composée du PLR, de l'UDC, du MCG, soit la droite la plus anti-écologiste du canton.

Depuis l'acceptation de l'initiative des Verts « 200 rues sont à vous » par le Conseil Municipal de la Ville de Genève, avec le soutien de feu le Parti radical, nous entendons, de la part de la droite anti-écologiste, des arguments de mauvaise foi pour s'opposer systématiquement à toutes les mesures qui règleraient les nuisances produites par le trafic motorisé.

La mauvaise foi se traduit par exemple par le commentaire de l'UDC qui se déclare « ... pas opposée à la piétonisation du centre ville. Elle s'oppose par contre à la dépense incongrue de 5 millions de francs[1] ».

Heureux d'apprendre que l'UDC est enfin pour les zones piétonnes alors que toutes les publications de ces derniers en appellent « au libre choix des transports » mais dire que budgéter une moyenne de 100'000 francs par rue à piétoniser est un « gaspillage des deniers publiques » est une tartufferie, alors que l'UDC, comme le MCG et le PLR, n'ont pas hésité à soutenir la construction de la tranchée de Vésenaz qui, elle, va coûter 60 millions sur 520 mètres soit 115'000 francs le mètre !

Les partis de droite avaient défendu cette aberration au nom du droit des habitant-e-s de Vésenaz à avoir une diminution du bruit et de la pollution dans leur village. Ce même droit qu'ils semblent refuser aux habitant-e-s de la Ville de Genève. Les citoyens et les citoyennes de la Ville de Genève apprécieront.



[1] http://riton.blog.tdg.ch/

 

22:48 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mobilité