27/01/2013

Pour une politique écologique.

Pourrons-nous faire encore longtemps l’économie de débats sur le fondement de l’écologie politique des Verts et, notamment, sur la critique radicale de l’aliénation aux dogmes de la croissance et du consumérisme ? Actuellement, les Verts éprouvent de la difficulté à aborder les « sujets qui fâchent ». À ce titre, la démission du Conseiller municipal Julien Cart a interrogé passablement de membres et de sympathisants des Verts qui y ont vu le symptôme d’un malaise plus profond. Saisissons-nous de cet évènement qui met en exergue la nécessité d’ouvrir des espaces de débats permettant des discussions critiques de fond sur des enjeux concrets tels que les finances publiques et de l'attraction d'entreprises à Genève.

Les écologistes se sont depuis toujours manifestés comme des lanceurs d’alertes aux visions souvent jugées irréelles, utopiques et sans fondement. Lors de la campagne de 1974 en France, René Dumont, en avance sur son temps, surprend les Français en se montrant à la télévision avec une pomme et un verre d'eau, pour leur expliquer avec des mots tout simples combien ces ressources étaient précieuses et en péril. Il prédisait l'inévitable hausse du prix des carburants. Il obtiendra 1,32% des votes, or trente ans plus tard on constate que, avec l’avènement d’un capitalisme devenu mondialement destructeur, la réalité dépasse les prévisions.

Les crises sociales, économiques et écologiques sont indissociables et elles ne peuvent trouver une issue que grâce à une remise en cause fondamentale du système qui en est l'origine. Nous, les Verts, devons repartir de ces fondamentaux et nous concentrer sur des propositions écologiques fortes incluant les dimensions sociales et économiques. Nous devons retrouver une réelle liberté d’action, de proposition et d’innovation, notre caractère original et anticonformiste et ne pas se perdre dans les débats de gestion, dans les recherches « à tout prix » de compromis boiteux. Nous devons maintenant avoir le courage de lever la tête du guidon et prendre acte du fait que nous ne sommes pas toujours sur la bonne route.

Les Verts doivent défendre un programme audacieux et de gauche. Un programme qui tend vers une véritable transformation de la société marchande. De simples aménagements ne suffiront pas. Nos divergences dans les débats concernant par exemple la Centrale chaleur force, la gratuité des transports publics ou les baisses d’impôts montrent que le parti nécessite de redéfinir des objectifs communs. Les prochaines élections ne sont qu’une étape de la vie politique, elles peuvent être l’occasion de redéfinir un projet alternatif et écologique qui proposera :

  • le développement de l’économie sociale et solidaire,
  •  la création de nouveaux indicateurs de développement tenant compte de la santé sociale, du bien-être, de la formation, de l’empreinte écologique,
  • la diminution de la mobilité motorisée individuelle,
  • la diminution du temps de travail,
  • la prise en compte de la vie familiale et des engagements associatifs,
  • l’instauration du revenu universel d’existence,
  • l’élargissement des droits fondamentaux tels que le droit de vote et d’éligibilité des migrant-e-s, les accès aux soins, à l’éducation, au logement à la culture et à la formation,
  • une agriculture respectueuse de la terre, de la souveraineté alimentaire, privilégiant les circuits de proximités et une agriculture vivrière bio,
  • une nouvelle politique énergétique alliant l’arrêt du nucléaire, les économies d’énergie et les productions décentralisées,

Les Verts doivent créer les conditions nécessaires à une telle reconfiguration autour d’un idéal de gauche clairement affirmé. Ces propositions nécessiteront un fort engagement des collectivités publiques et de la population, elles nécessiteront des moyens financiers et une administration au service des habitants et des plus faibles. Les Verts avec les Socialistes et les formations de gauche devront soutenir les moyens indispensables pour ces réalisations. La défense de cette vision politique nécessite du courage et de la ténacité, elle appelle peut-être également certains renoncements,  mais surtout, elle exige que notre parti fasse urgemment de la place à la diversité et au dialogue.

Alfonso Gomez

16:49 Écrit par Alfonso Gomez | Lien permanent | Commentaires (4)

23/01/2013

« Clés-de-Rive » : Non à un nouveau parking au centre ville de Genève !

Le débat sur la problématique de la mobilité semble figé dans notre Canton. Surtout depuis le refus par les habitants de la Ville de Genève d’un premier crédit permettant  de « mettre en route » les 50 premières rues sur un total de 200. Soyons clairs: l’initiative « 200 rues sont à vous » acceptée par le Conseil Municipal de la Ville de Genève reste, juridiquement et politiquement, tout à fait valable et pertinente. À ce titre, elle demeure un levier politique afin d’améliorer la vie dans nos quartiers.

Nous, les Verts  avons entendu  le message d’une majorité de nos concitoyens qui, tout en souhaitant une extension des rues piétonnes dans leur quartier, attendent que des réponses concrètes soient apportées concernant la compensation des places de parking.  

Par ailleurs, toutes les enquêtes le montrent : l’assurance de trouver une place de stationnement est un facteur déterminant à utiliser l’automobile et cela même si des transports publics efficaces sont à disposition. Or les politiques tant fédérales que cantonales visent à réduire la dépendance automobile et à limiter  l’usage de ce dernier dans des secteurs desservis par les transports collectifs. En effet,  l’automobile n’est pas le moyen de transport le plus adapté pour un centre urbain dense, il est le principale responsable des nuisances dont souffrent les habitants telles que les embouteillages, la pollution de l’air et la pollution sonore.

Nous savons, malgré le fait que nos autorités peinent à publier un inventaire complet, que les parkings existants ne fonctionnent pas à plein : nuit et jour, il y reste de nombreuses places vacantes.  En outre, de nombreuses places privées sont louées ou sous-louées à des pendulaires, à prix d'or (y compris par la Gérance immobilière municipale et d’autres collectivités publiques), ce qui augmente la pression sur les places en zone bleue.

Il faudra trouver une solution pour que la compensation soit à la fois proche des lieux de résidence et que son prix reste abordable pour tous les habitants du quartier. Il s’agit d’un défi, d’une part, de rééquilibrer les prix du macaron afin que la différence de prix ne décourage pas l’utilisation des parkings souterrains au profit de l’occupation de la chaussée en surface et, d’autre part, il faut mieux exploiter les parkings actuels.

 Le projet de parking  « Clés de Rive »  est tout à fait inutile car les places vacantes existent dans les nombreux parkings du quartier. Ce projet n’est que la volonté de certains entrepreneurs de créer un parking de plus au centre-ville pour les grandes enseignes commerciales des rues basses et les pendulaires travaillants dans l’hyper-centre. Je veux bien qu’on garde l’aménagement de surface de Rive qui est sensé devenir piétonnier mais … l’aspirateur à voiture, non merci !

La conseillère municipale verte Claudia Heberlein déclarait, dans la Tribune de Genève du 5 septembre 2011, que « si Genève a du retard en matière de zones piétonnes par rapport au reste de la Suisse et de l’Europe, ce n’est pas dû à un manque de propositions, mais bien à cause du conservatisme borné de la droite qui n’a pas lu les signes du temps, et reste cloîtrée au sacro-saint transport individuel motorisé du siècle passé ». 

 

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13:16 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2012

Les rues piétonnes c’est la santé.

La population de la Ville de Genève a enfin la possibilité, ce 23 septembre, de rendre un peu d’air et d’espaces aux piétons et aux mobilités douces. Les habitants des quartiers de la Ville de Genève étouffent sous le poids des nuisances (bruit, pollution de l’air) liées à un trafic routier en constante augmentation. Il est temps de soulager les habitants des quartiers.

Les objectifs du projet sont d'améliorer la santé ainsi que la sécurité, et de rendre nos quartiers plus conviviaux, plus sûrs et plus attractifs pour le commerce de proximité. Ainsi, l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV) recommande la création de rues de calmes et de lieux de détente dans les zones urbaines.

La circulation routière constitue un stress permanent pour les habitants des quartiers, piétons, cyclistes, familles, enfants.   La création de rues piétonnes vise à créer des espaces où les habitants dans leur déplacement dans le quartier n’auront plus à craindre pour leur sécurité.

Enfin, en Ville de Genève, plus de 40 % des habitant-e-s, soit 80'000 personnes sont touché-e-s par le dépassement des valeurs autorisées d’ozone et de particules fines. Les effets néfastes de la circulation sur la santé touchent surtout les plus fragiles c'est-à-dire les personnes âgées, les enfants et les fœtus. Le bulletin de la ligue pulmonaire de septembre 2007 est très clair «le trafic routier produit une grande partie des poussières fines. Selon les résultats de l’étude SAPALDIA, les individus résidant près de routes très fréquentées sont plus exposés aux difficultés respiratoires.


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16:37 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)