21/03/2014

Défendre la sécurité des cyclistes et des piétons

À la lecture de la Tribune de Genève du 20 mars 2014, nous avons été surpris par le compte-rendu de la dernière séance du Conseil municipal Ville de Genève. Plus particulièrement, c’est le passage concernant les débats sur la motion M-1042 qui nous pousse à réagir (texte demandant que les forces de l'ordre mettent l'accent sur la répression des cyclistes roulant sur les trottoirs).

En effet, dans son article, Mme Chloé Dethurens cite abondamment l’ensemble des groupes présents intervenus dans ce débat … sauf les Verts. Cela laisse croire que ces derniers sont restés silencieux sur cette thématique.


Au contraire, les Verts ont été les premiers à intervenir pour dénoncer une énième motion MCG stigmatisante pour les usagers du vélo. Cette motion cherchait à opposer les acteurs de la mobilité douce, les piétons et les cyclistes au lieu de trouver des solutions favorisant le bien-vivre ensemble et la convivialité.


Nous avons souligné, lors des débats en plénière, que la situation actuelle est très insatisfaisante car elle ne répond pas aux souhaits exprimés par la population notamment suite à l’acceptation de l’initiative cantonale 144. Cette initiative a été votée par la population genevoise en 2011 afin de développer davantage les infrastructures dédiées à la mobilité douce. Cet objet vise à mieux assurer la protection des piétons et des cyclistes. Malheureusement, sa mise en œuvre s’avère aujourd’hui insuffisantes.


Les auteurs de la motion qui se disent respectueux de la volonté populaire devraient plutôt s’inquiéter des oppositions faites par la droite qui freinent la réalisation de cette initiative pourtant nécessaire pour la mobilité douce.


Nous avons souligné que personne ne défend l’irrespect des règles de circulation et de la loi : ni les Verts, ni les associations de défenses du vélo telles que Pro-Vélo et encore moins les autorités de la Ville qui avec Pro-vélo organise régulièrement des cours de sensibilisation et de bonne conduite au succès grandissant.


Nous ne défendons pas les vélos sur les trottoirs, comme nous ne défendons pas les scooters et autres motos sur les pistes cyclables, ni les automobilistes qui se garent sur les voies réservées aux vélos comme un certain député MCG bien connu.


Par contre, nous encourageons nos collègues de la droite municipale et particulièrement ceux qui ont soutenu l’IN 144 sur la mobilité douce de travailler avec l’Alternative et avec les associations cyclistes afin de supprimer les points noirs dangereux pour les usagers du vélo dans la circulation et qui contraignent parfois ces derniers à utiliser mal à propos les trottoirs.

 

Alfonso Gomez, Conseiller municipal Vert et président de la section Verts Ville Genève

Catherine Thobellem, Conseillère municipale Verte

 

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08:29 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (2)

20/05/2011

Los Indignados ! Les indignés!

Ainsi se sont nommés ceux qui aujourd'hui sont les laissés pour compte de la société espagnole : les étudiants, les sans emplois, les jeunes et les moins jeunes.

Ils ont repris le mot d'ordre de Lucien Hussel. Ils utilisent la méthode des citoyens Egyptiens en occupant quotidiennement et de manière permanente la place la plus emblématique de la capital espagnole : la Plaza del Sol rebaptisé Plaza de la Solidaridad. Ils sont les héritiers de la vieille tradition anarcho-syndicaliste de la péninsule ibérique d'auto organisation.

 Ils protestent contre une situation devenue intenable. Le constat, on le connaît : une des jeunesses les mieux formées d'Europe avec un des taux de chômage supérieur à 40%. Un pays qui connait un  taux global de chômage de 21% sans compter les milliers de travailleurs « sortis » du dispositif pour tomber dans « l'assistance » qui elle-même a été réduite de manière brutale par le gouvernement Zapatero. Les syndicats sont plus préoccupés à « cogérer » la crise et les mesures vexatoires imposés par Bruxelles comme la suppression de l'aide familial de 450 Euros pour les plus démunis, la baisse linéaire de 5% du salaire des fonctionnaires.

 

Basta Ya ! La réaction de la population est un appel d'air dans un pays qui sombre dans une dépression collective avec toute une série de revendications simples parfois, presque utopiques aussi mais surtout pleine de bon sens :

  • 1) Réformer le système électoral. Un système avec un quorum qui empêche l'émergence de petits partis et qui garantit la suprématie du bipartisme entre le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol et le Parti Populaire. Cette barrière est encore plus importante au niveau des élections autonomes et municipales.
  • 2) Réformer le financement des partis politiques et lutter contre la corruption. Seul le 25% du financement des 2 grands parti provient des militants et des élus, le reste de leur financement est opaques. De plus, dans les listes électorales municipales il y a des dizaines de candidats impliqués dans des affaires de corruptions sur les marchés publiques.
  • 3) Lutter contre le chômage et surtout celui des jeunes. Les dernières réformes du droit du travail, approuvées par le gouvernement, permettent de licencier en cas de pertes sur l'année en cour ou dans les prévisions annuellesou encore si on constate une diminution du niveau des recettes.
  • 4) Retirer la nouvelle loi sur les retraites. Elle est passée de 65 à 67 ans avec un calcul sur les 25 dernières années.
  • 5) Supprimer la réforme bancaire qui limite l'accès au crédit des jeunes débutants dans la vie active. Pour aider les banques qui sont assises sur une caisse de dynamite de 150 milliard d'actif problématiques dans le domaine du bâtiment et des travaux, l'Espagne a accepté les contraintes des marchés internationaux qui prévoyaient de recapitaliser les banques par des mesures de contrainte dans l'octroi du crédit. Pour mémoire l'Islande, elle, a entamé des procédures en responsabilités directes à ses banquiers!

 « Tout le pays vibre d'indignation devant ces misérables qui veulent plonger l'Espagne démocratique et populaire dans un enfer de terreur et de mort[i]. » disait Dolores Ibarruri "La Pasionaria" dans son fameux discours[iii] du 19 juillet 1936, "No Pasaran !".

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[i] « Todo el país vibra de indignación ante esos desalmados que quieren hundir la España democrática y popular en un infierno de terror y de muerte. »

21:42 Écrit par Alfonso Gomez dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manifestation