07/03/2017

Harcèlement des femmes dans nos rues, ça suffit !

En France, une femme sur dix est victime de violences, une femme meurt tous 15 jours, en Suisse, sous les coups de son compagnon ou ex.

Aux violences extrêmes et mesurables s’ajoutent les violences quotidiennes.
Au travail, la précarité et le chômage renforcent les pouvoirs sexistes. Les femmes restent les plus précaires et les plus mal payées. Ces conditions favorisent les discriminations, les pressions, le chantage a l’emploi, le harcèlement allant jusqu’aux agressions sexuelles.

Et puis il y a le harcèlement de rue qui est un fléau fréquent dénoncé depuis les années septante.
Le harcèlement de rue qui provoque un sentiment d’insécurité qui peut entraîner, pour les victimes, la peur, l’angoisse, la colère et la perte de confiance en soi et surtout tend à écarter les femmes de l'espace publique.

Les Verts demandent, via le Conseil municipal, au Conseil Administratif de la Ville de Genève de lutter contre ce fléau:

- " en mettant en place, en concertation avec le Canton et les parties prenantes concernées, des mesures pour protéger et soutenir les victimes sans les stigmatiser telle qu’une application smartphone pour une aide urgente, des amendes pour les harcèlements de rue qui ne sont pas punis pénalement et en formant les collaborateur-trice-s municipaux concerné-e-s ;
- en intensifiant les campagnes d’information et de prévention, destinées au grand public et aux publics cibles ;
- en intégrant, dans chaque nouveau projet d’aménagement urbain, le «réflexe égalité»."

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11:01 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4)

20/12/2016

De la nécessité de promouvoir le vélo!

Les habitants de la Ville de Genève renonce généralement à l'automobile, entre autre parce que celle-ci n'est pas adaptée à la densité de circulation  et de population de la Ville. Lors d'une enquête de la Direction Générale des Transports, les genevois ont affiché la nécessité de prioriser les transports publics (45%), la marche (34%) et 11% le vélos[1] au centre-ville.

 Au cœur de la ville, la marche est, de loin, le premier mode de déplacement, et le vélo connaît une croissance exponentielle... Dans ce nouveau paradigme de la mobilité urbaine, nos autorités manquent cruellement d'ambition car leurs projets successifs affichent des objectifs situés très en-deçà des besoins et des attentes. Résultat: une situation chaotique, des règles de circulation et de priorités inadaptés, des signalisations et des aménagements lacunaires.

 La seule réponse tangible des autorités est une opération policière, où amendes et criminalisation priment sur une vision qui devrait pourtant être tournée vers l'avenir.

Aujourd'hui, il s'agit surtout de respecter les volontés populaires exprimées en faveur des mobilités douces et notre gouvernement manque de courage politique pour défendre un tel programme.

 

[1]
 [1] Rapport d’enquête de DGT. Consultation publique du 1er au 30 septembre 2014. Novembre 2014

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16:16 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2016

Loin du consumérisme!

Les Verts soutiennent l’initiative 155 « Touches pas à mes dimanches », lancée en 2013 par les syndicats ; elle vise à maintenir le dimanche comme jour férié.

En 1906 (déjà), les mouvements sociaux se mobilisaient en faveur du repos dominical avec le slogan : "C'est dimanche qu'il nous faut" ...

Aujourd’hui, le dimanche reste le jour de la semaine où la plupart des gens ont congé. C’est un moment à part, permettant de se retrouver entre amis, en famille. Or, une ouverture généralisée des commerces le dimanche impliquerait une politique de destruction du lien social.

 

Le dimanche férié rompt la continuité de la semaine et lui donne ainsi un rythme. Il permet de vivre un moment de socialisation et de partage, de vaquer à autre chose qu’au consumérisme ambiant et de choisir à quoi l’on affecte son temps.

 

Le néolibéralisme, en banalisant le travail du dimanche, crée des inégalités et des injustices sociales. Pour la majorité des actifs, travailler le dimanche ou la nuit est assimilé à une contrainte ; celles et ceux qui travaillent durant ces périodes en sont généralement peu satisfaits[1]. Ce décalage a des implications directes sur l’organisation de la vie quotidienne et sur la relation à autrui. Le travail du dimanche constitue un véritable recule des acquis sociaux.

 

Nos statuts des Verts genevois mentionnent à l’article 3 notre attachement à la qualité de vie, c’est pourquoi nous voterons OUI le 27 novembre à l’Initiative 155 et nous la favoriserons face au contre-projet.

 

[1]Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié – Travailler le dimanche : qu’en pensent ceux qui travaillent le dimanche ?, janvier 2009 ;

GAZAVE, Cyrille, ENEL, Françoise, 2006, Enquête sur l’emploi et les rythmes de vie la nuit à Paris, mai 2006.

09:29 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : consommation dimanche