21/08/2013

Le réchauffement climatique est mondial, mobilisons-nous localement !

Le transport aérien n’aime pas le vert titrait récemment un article de la revue Alternative économique du mois de mars 2013. C’est le moins que l’on puisse dire !

Selon le rapport spécial du Groupe d’experts sur l’évolution du climat (Giec), le transport aérien est aujourd’hui responsable de 2 à 3% des émissions mondiales de CO2, sans parler des autres rejets gazeux, tels que les oxydes d’azote. Ces particules sont d’autant plus nuisibles, car elles sont lâchées à de très hautes altitudes.

On ne peut nier que, depuis quelques années, les constructeurs ont mis l’accent sur les économies de kérosène, plus pour des raisons financières qu’écologiques, car il pèse très lourdement sur les comptes d’exploitation des compagnies aériennes. Ainsi, les nouveaux avions tels l’A380 nécessitent 3 litres de carburant pour transporter un passager sur 100 kilomètres, soit 4 fois moins que ce que consommaient les premiers jets.

S’il importe de poursuivre la modernisation des flottes, il faut également cesser d'augmenter le nombre d'aéroports ainsi que leurs capacités d’accueil. Voici quelques autres mesures susceptibles d’engendrer des économies de combustible:

  • limiter les vols d’attente ;
  • créer un « espace unique européen » qui permettrait aux avions d’effectuer leur route en ligne droite et ne pas subir la mauvaise coordination des autorités qui gèrent chacune leur zone aérienne respective ;
  • réduire la vitesse des engins ;
  • favoriser une descente continue et non pas en paliers ;
  • tracter les appareils au sol qui utilisent les moteurs auxiliaires de puissance (un long courrier dépense 1'000 litres de kérosène au sol pour rejoindre sa piste d’envol).

L’ensemble de ces dispositions permettrait de réduire de 8% à 18% la consommation actuelle. Leur mise en œuvre est nécessaire, car le nombre de vols devrait poursuivre son augmentation pour atteindre 32'500 avions en circulation à l’horizon de 2031 contre 15'500 aujourd’hui, soit le double en 15 ans! En raison de cette croissance, les économies de carburant permises par les nouvelles technologies seront annulées.

Rappelons également que le trafic a été multiplié par 100 de 1950 à 2000, qu’il pourrait l'être encore par 6, si les tendances actuellement constatées se confirmaient, de 2000 à 2050.

Cette évolution est encouragée par l’ensemble des États : nous pouvons notamment évoquer le fait que le secteur aérien échappe à toute taxation et paie son kérosène free tax, ou encore qu’il n’est pas soumis au Protocole de Kyoto. Pour combler cette lacune, les compagnies devraient donc acheter au minimum l’équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, ce qui aura comme conséquence une augmentation de 3 à 5 francs du billet en moyenne. Mais surtout, il faudra commencer par établir une TVA « Internationale», car les tarifs pour les vols internationaux sont soumis à une TVA de … 0%. En effet, les transports aériens, dont l’aéroport d’arrivée ou l’aéroport de départ se situe sur le territoire suisse, sont exonérés de l’impôt (art.19 al.3 LTVA). La nouvelle TVA « Internationale » pourrait être modulée en fonction des performances écologiques de l’appareil utilisé, mais aussi de la distance effectuée : plus elle est courte, plus le taux sera important. Une telle taxe rendrait le prix des parcours inférieurs à 1'000 km nettement moins avantageux. Le coût des trajets de moins de 500 km deviendrait prohibitif en comparaison avec ceux des modes de déplacement plus doux.

Il faut taxer le transport aérien pour diminuer son attractivité et ainsi réduire la croissance du trafic. C’est une mesure concrète et adéquate pour limiter la production de gaz à effets de serre. Les deux premiers projets de loi des Verts genevois vont dans le bon sens. Il s’agit, d’une part, d’introduire une redevance «passager» pour compenser les émissions de CO2 et, d’autre part, d’apposer un message de sensibilisation concernant l'impact environnemental du trafic aérien sur les publicités diffusées par les entreprises aéronautiques, à l'instar de ce qui se fait sur les paquets de cigarettes.

 

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09:25 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (3)

23/01/2013

« Clés-de-Rive » : Non à un nouveau parking au centre ville de Genève !

Le débat sur la problématique de la mobilité semble figé dans notre Canton. Surtout depuis le refus par les habitants de la Ville de Genève d’un premier crédit permettant  de « mettre en route » les 50 premières rues sur un total de 200. Soyons clairs: l’initiative « 200 rues sont à vous » acceptée par le Conseil Municipal de la Ville de Genève reste, juridiquement et politiquement, tout à fait valable et pertinente. À ce titre, elle demeure un levier politique afin d’améliorer la vie dans nos quartiers.

Nous, les Verts  avons entendu  le message d’une majorité de nos concitoyens qui, tout en souhaitant une extension des rues piétonnes dans leur quartier, attendent que des réponses concrètes soient apportées concernant la compensation des places de parking.  

Par ailleurs, toutes les enquêtes le montrent : l’assurance de trouver une place de stationnement est un facteur déterminant à utiliser l’automobile et cela même si des transports publics efficaces sont à disposition. Or les politiques tant fédérales que cantonales visent à réduire la dépendance automobile et à limiter  l’usage de ce dernier dans des secteurs desservis par les transports collectifs. En effet,  l’automobile n’est pas le moyen de transport le plus adapté pour un centre urbain dense, il est le principale responsable des nuisances dont souffrent les habitants telles que les embouteillages, la pollution de l’air et la pollution sonore.

Nous savons, malgré le fait que nos autorités peinent à publier un inventaire complet, que les parkings existants ne fonctionnent pas à plein : nuit et jour, il y reste de nombreuses places vacantes.  En outre, de nombreuses places privées sont louées ou sous-louées à des pendulaires, à prix d'or (y compris par la Gérance immobilière municipale et d’autres collectivités publiques), ce qui augmente la pression sur les places en zone bleue.

Il faudra trouver une solution pour que la compensation soit à la fois proche des lieux de résidence et que son prix reste abordable pour tous les habitants du quartier. Il s’agit d’un défi, d’une part, de rééquilibrer les prix du macaron afin que la différence de prix ne décourage pas l’utilisation des parkings souterrains au profit de l’occupation de la chaussée en surface et, d’autre part, il faut mieux exploiter les parkings actuels.

 Le projet de parking  « Clés de Rive »  est tout à fait inutile car les places vacantes existent dans les nombreux parkings du quartier. Ce projet n’est que la volonté de certains entrepreneurs de créer un parking de plus au centre-ville pour les grandes enseignes commerciales des rues basses et les pendulaires travaillants dans l’hyper-centre. Je veux bien qu’on garde l’aménagement de surface de Rive qui est sensé devenir piétonnier mais … l’aspirateur à voiture, non merci !

La conseillère municipale verte Claudia Heberlein déclarait, dans la Tribune de Genève du 5 septembre 2011, que « si Genève a du retard en matière de zones piétonnes par rapport au reste de la Suisse et de l’Europe, ce n’est pas dû à un manque de propositions, mais bien à cause du conservatisme borné de la droite qui n’a pas lu les signes du temps, et reste cloîtrée au sacro-saint transport individuel motorisé du siècle passé ». 

 

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13:16 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2012

Les rues piétonnes c’est la santé.

La population de la Ville de Genève a enfin la possibilité, ce 23 septembre, de rendre un peu d’air et d’espaces aux piétons et aux mobilités douces. Les habitants des quartiers de la Ville de Genève étouffent sous le poids des nuisances (bruit, pollution de l’air) liées à un trafic routier en constante augmentation. Il est temps de soulager les habitants des quartiers.

Les objectifs du projet sont d'améliorer la santé ainsi que la sécurité, et de rendre nos quartiers plus conviviaux, plus sûrs et plus attractifs pour le commerce de proximité. Ainsi, l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV) recommande la création de rues de calmes et de lieux de détente dans les zones urbaines.

La circulation routière constitue un stress permanent pour les habitants des quartiers, piétons, cyclistes, familles, enfants.   La création de rues piétonnes vise à créer des espaces où les habitants dans leur déplacement dans le quartier n’auront plus à craindre pour leur sécurité.

Enfin, en Ville de Genève, plus de 40 % des habitant-e-s, soit 80'000 personnes sont touché-e-s par le dépassement des valeurs autorisées d’ozone et de particules fines. Les effets néfastes de la circulation sur la santé touchent surtout les plus fragiles c'est-à-dire les personnes âgées, les enfants et les fœtus. Le bulletin de la ligue pulmonaire de septembre 2007 est très clair «le trafic routier produit une grande partie des poussières fines. Selon les résultats de l’étude SAPALDIA, les individus résidant près de routes très fréquentées sont plus exposés aux difficultés respiratoires.


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16:37 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)