12/12/2013

Avec les coupes budgétaires, c’est la population qui trinque.

Le Conseil administratif de la Ville de Genève avait présenté le 6 novembre un budget 2014 équilibré grâce à une amélioration des prévisions fiscales mais aussi, ne l’oublions pas, en raison d’une diminution de 12 millions des charges. Peine perdue. En commission des finances, le PLR, le PDC, le MCG et l’UDC ont introduit, une semaine plus tard, 20,8 millions de coupes supplémentaires.
40 % de ces réductions budgétaires,  correspond à des salaires versés par la Ville de Genève à son personnel. À 49 employés, pour être précis, dont la mission est de faire vivre sur le terrain, au quotidien,  la politique voulue par le Conseil administratif. Sur ce nombre, 42 travaillent au sein des Unités d’Action communautaire (UAC).
Je suis indigné de voir la moitié des effectifs du service social, rayés d’un coup de plume. Sans même penser à  la population qui bénéficie de leurs prestations. Sans même songer aux 42 personnes dont on vient de supprimer les emplois.
Le motif serait, selon un élu « qu’on n’a jamais vraiment compris à quoi servent les UAC ».  Depuis le temps que ce monsieur  et ses collègues siègent au Conseil municipal et votent les budgets, une telle méconnaissance est inquiétante.
Je leur rappellerai donc que les UAC sont responsables de la politique sociale de proximité menée en Ville de Genève. Leur travail est très concret et bénéficie chaque année à environ 45'000 personnes. Sans le soutien des UAC et le budget alloué à leurs actions, la vie des Espaces de quartiers, les animations dans les parcs, la lutte contre l’isolement avec les 4'923 repas « Autour d’une table » organisés pour les aînés en 2012 par exemple, ne pourraient plus être assurées.
Prendre en otage l’administration, mettre en danger son fonctionnement, c’est toujours possible. Mais est-ce une si bonne idée ? Tailler dans le social aurait à terme un coût sans rapport avec les économies recherchées.

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21:53 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

21/08/2013

Le réchauffement climatique est mondial, mobilisons-nous localement !

Le transport aérien n’aime pas le vert titrait récemment un article de la revue Alternative économique du mois de mars 2013. C’est le moins que l’on puisse dire !

Selon le rapport spécial du Groupe d’experts sur l’évolution du climat (Giec), le transport aérien est aujourd’hui responsable de 2 à 3% des émissions mondiales de CO2, sans parler des autres rejets gazeux, tels que les oxydes d’azote. Ces particules sont d’autant plus nuisibles, car elles sont lâchées à de très hautes altitudes.

On ne peut nier que, depuis quelques années, les constructeurs ont mis l’accent sur les économies de kérosène, plus pour des raisons financières qu’écologiques, car il pèse très lourdement sur les comptes d’exploitation des compagnies aériennes. Ainsi, les nouveaux avions tels l’A380 nécessitent 3 litres de carburant pour transporter un passager sur 100 kilomètres, soit 4 fois moins que ce que consommaient les premiers jets.

S’il importe de poursuivre la modernisation des flottes, il faut également cesser d'augmenter le nombre d'aéroports ainsi que leurs capacités d’accueil. Voici quelques autres mesures susceptibles d’engendrer des économies de combustible:

  • limiter les vols d’attente ;
  • créer un « espace unique européen » qui permettrait aux avions d’effectuer leur route en ligne droite et ne pas subir la mauvaise coordination des autorités qui gèrent chacune leur zone aérienne respective ;
  • réduire la vitesse des engins ;
  • favoriser une descente continue et non pas en paliers ;
  • tracter les appareils au sol qui utilisent les moteurs auxiliaires de puissance (un long courrier dépense 1'000 litres de kérosène au sol pour rejoindre sa piste d’envol).

L’ensemble de ces dispositions permettrait de réduire de 8% à 18% la consommation actuelle. Leur mise en œuvre est nécessaire, car le nombre de vols devrait poursuivre son augmentation pour atteindre 32'500 avions en circulation à l’horizon de 2031 contre 15'500 aujourd’hui, soit le double en 15 ans! En raison de cette croissance, les économies de carburant permises par les nouvelles technologies seront annulées.

Rappelons également que le trafic a été multiplié par 100 de 1950 à 2000, qu’il pourrait l'être encore par 6, si les tendances actuellement constatées se confirmaient, de 2000 à 2050.

Cette évolution est encouragée par l’ensemble des États : nous pouvons notamment évoquer le fait que le secteur aérien échappe à toute taxation et paie son kérosène free tax, ou encore qu’il n’est pas soumis au Protocole de Kyoto. Pour combler cette lacune, les compagnies devraient donc acheter au minimum l’équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, ce qui aura comme conséquence une augmentation de 3 à 5 francs du billet en moyenne. Mais surtout, il faudra commencer par établir une TVA « Internationale», car les tarifs pour les vols internationaux sont soumis à une TVA de … 0%. En effet, les transports aériens, dont l’aéroport d’arrivée ou l’aéroport de départ se situe sur le territoire suisse, sont exonérés de l’impôt (art.19 al.3 LTVA). La nouvelle TVA « Internationale » pourrait être modulée en fonction des performances écologiques de l’appareil utilisé, mais aussi de la distance effectuée : plus elle est courte, plus le taux sera important. Une telle taxe rendrait le prix des parcours inférieurs à 1'000 km nettement moins avantageux. Le coût des trajets de moins de 500 km deviendrait prohibitif en comparaison avec ceux des modes de déplacement plus doux.

Il faut taxer le transport aérien pour diminuer son attractivité et ainsi réduire la croissance du trafic. C’est une mesure concrète et adéquate pour limiter la production de gaz à effets de serre. Les deux premiers projets de loi des Verts genevois vont dans le bon sens. Il s’agit, d’une part, d’introduire une redevance «passager» pour compenser les émissions de CO2 et, d’autre part, d’apposer un message de sensibilisation concernant l'impact environnemental du trafic aérien sur les publicités diffusées par les entreprises aéronautiques, à l'instar de ce qui se fait sur les paquets de cigarettes.

 

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09:25 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (3)

23/01/2013

« Clés-de-Rive » : Non à un nouveau parking au centre ville de Genève !

Le débat sur la problématique de la mobilité semble figé dans notre Canton. Surtout depuis le refus par les habitants de la Ville de Genève d’un premier crédit permettant  de « mettre en route » les 50 premières rues sur un total de 200. Soyons clairs: l’initiative « 200 rues sont à vous » acceptée par le Conseil Municipal de la Ville de Genève reste, juridiquement et politiquement, tout à fait valable et pertinente. À ce titre, elle demeure un levier politique afin d’améliorer la vie dans nos quartiers.

Nous, les Verts  avons entendu  le message d’une majorité de nos concitoyens qui, tout en souhaitant une extension des rues piétonnes dans leur quartier, attendent que des réponses concrètes soient apportées concernant la compensation des places de parking.  

Par ailleurs, toutes les enquêtes le montrent : l’assurance de trouver une place de stationnement est un facteur déterminant à utiliser l’automobile et cela même si des transports publics efficaces sont à disposition. Or les politiques tant fédérales que cantonales visent à réduire la dépendance automobile et à limiter  l’usage de ce dernier dans des secteurs desservis par les transports collectifs. En effet,  l’automobile n’est pas le moyen de transport le plus adapté pour un centre urbain dense, il est le principale responsable des nuisances dont souffrent les habitants telles que les embouteillages, la pollution de l’air et la pollution sonore.

Nous savons, malgré le fait que nos autorités peinent à publier un inventaire complet, que les parkings existants ne fonctionnent pas à plein : nuit et jour, il y reste de nombreuses places vacantes.  En outre, de nombreuses places privées sont louées ou sous-louées à des pendulaires, à prix d'or (y compris par la Gérance immobilière municipale et d’autres collectivités publiques), ce qui augmente la pression sur les places en zone bleue.

Il faudra trouver une solution pour que la compensation soit à la fois proche des lieux de résidence et que son prix reste abordable pour tous les habitants du quartier. Il s’agit d’un défi, d’une part, de rééquilibrer les prix du macaron afin que la différence de prix ne décourage pas l’utilisation des parkings souterrains au profit de l’occupation de la chaussée en surface et, d’autre part, il faut mieux exploiter les parkings actuels.

 Le projet de parking  « Clés de Rive »  est tout à fait inutile car les places vacantes existent dans les nombreux parkings du quartier. Ce projet n’est que la volonté de certains entrepreneurs de créer un parking de plus au centre-ville pour les grandes enseignes commerciales des rues basses et les pendulaires travaillants dans l’hyper-centre. Je veux bien qu’on garde l’aménagement de surface de Rive qui est sensé devenir piétonnier mais … l’aspirateur à voiture, non merci !

La conseillère municipale verte Claudia Heberlein déclarait, dans la Tribune de Genève du 5 septembre 2011, que « si Genève a du retard en matière de zones piétonnes par rapport au reste de la Suisse et de l’Europe, ce n’est pas dû à un manque de propositions, mais bien à cause du conservatisme borné de la droite qui n’a pas lu les signes du temps, et reste cloîtrée au sacro-saint transport individuel motorisé du siècle passé ». 

 

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13:16 Écrit par Alfonso Gomez dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)