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  • Refusons le mitage.

    Le 10 février prochain le peuple Suisse devra se prononcer sur l’initiative des Jeunes Verts « Stop au Mitage » du sol.

    Cette initiative vise à protéger nos sols, nos espaces verts et nos zones agricoles. Depuis 24 ans la Suisse a perdu plus de 850 km2 de terres cultivables.

    L’ensemble des surfaces bâties pour l’habitat a augmenté de 44% entre 1985 et 2009. Dans le même temps, la population suisse n’a cependant crû que de 17%. Selon l’Office fédéral de la statistique, la Suisse sacrifie presque un mètre carré de zone verte par seconde, et en 2017 nous avons bétonné l’équivalent de 2'700 terrains de foot, soit huit par jour, dont 90% sur des terres agricoles.

    Une des conséquences de ce grignotage est l’étalement urbain qui croît sans cesse et la distanciation de plus en plus grande entre lieu professionnel et lieu d’habitation. Or lorsque le logement, le travail et les loisirs sont éloignés, la durée des déplacements augmente, favorisant la pollution atmosphérique et sonore et la congestion des voies de circulation. Le cercle infernal se met en place : étalement urbain, bouchons, construction de nouvelles routes qui vont encore favoriser l’étalement urbain.

    "En campagne, les horaires et le réseau de transports publics sont souvent trop restreints pour remplacer l’automobile. C’est une conséquence de la faible densité des zones bâties, où un réseau public à haute fréquence ne vaut pas la peine".

    Avec un meilleur aménagement du territoire on favorise un réseau de transports publics plus dense, ainsi que la mobilité douce. Une plus grande part de la population serait prête à utiliser ces moyens de mobilité en lieu et place de la voiture s’ils gagnent en efficacité et en sécurité. Déjà aujourd'hui, dans les parties les plus densément peuplée de Suisse, 50% des distances sont effectuées à pied ou en transports publics. Dans les endroits les moins densément peuplés, ce chiffre atteint 20%.

    En votant Oui le 25 février à l’initiative « STOP mitage » on préservera les espaces verts et les zones agricoles et on améliorera ainsi notre qualité de vie.

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  • "Le cyclisme est un humanisme", Marc Augé in « Eloge de la bicyclette ».

    « Le cyclisme est un humanisme »[1].

    Saviez-vous que sur une piste cyclable de 2.3 mètres, séparée de la circulation automobile, vous déplacez 5'900 personnes par heure alors qu’en voiture vous n’atteignez que 1'300 personnes en période de trafic fluide ?

    Saviez-vous que la pollution de l’air est la cause de 3'500 à 4'000 décès prématurés par an dans notre pays et que 60% de la population genevoise souffre de l'excès de bruit ?

    Saviez-vous qu’en ville, les valeurs limites définies par les ordonnances sur la protection de l'air et du bruit sont dépassées sur 65 km de rues et que ce sont plus de 80'000 habitant-e-s qui sont quotidiennement touchés ?

    Le vélo est certainement le meilleur outil pour réinventer une autre mobilité mais aussi peut-être une autre ville. Des villes libérées de la congestion du trafic et de la pollution, des villes qui favorisent les espaces verts, la requalification des quartiers et des espaces publics, le renforcement du lien social, la santé de la population.

    En 1969, seulement 9% de la population de Copenhague se déplaçaient à vélo. En 2015, 41%, des 580'000 habitant-e-s se rendaient à l’école ou au travail en vélo. Pendant ce temps à Genève, la mobilité douce progresse trop peu : les points-noirs et dangereux pour les cyclistes ne diminuent pas, l’augmentation de pistes cyclables sûre est insuffisante, la densité des déplacements motorisés créent une atmosphère d’insécurité, voire d’agressivité entre les différents usagers et usagères de l’espace urbain.

    Pourtant, les bénéfices de la mobilité douce pour notre santé, notre environnement et notre sécurité sont de mieux en mieux compris et la mise en place de nouveaux dispositifs  sont très attendus par la population. Une autre mobilité est possible aussi à Genève.

    Pro Vélo poursuit ses objectifs concernant la promotion du vélo et le développement des pistes cyclables sécurisées et continues. Nous agissons pour que les pouvoirs publics prennent systématiquement en compte le vélo dans la planification des tracés sur la mobilité et les signalisations routières. Nous souhaitons renforcer la collaboration avec les associations qui représentent les piétons et valoriser ensemble le choix de la bicyclette et de la marche.

    Selon Marc Augé, anthropologue, « Le cyclisme est un humanisme et il ouvre à nouveau la porte du rêve et de l’avenir ». Se déplacer en vélo change notre rapport au temps, à l’espace, aux autres, à la sécurité et à notre propre corps. Tout un programme !

    L’élément indispensable pour y arriver est une forte volonté et mobilisation politique de promotion du vélo et elle ne se fera que grâce au rôle, au travail et à la mobilisation de Pro-Vélo.

    Alfonso Gomez, Président de PRO VELO Genève.

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  • Harcèlement des femmes dans nos rues, ça suffit !

    En France, une femme sur dix est victime de violences, une femme meurt tous 15 jours, en Suisse, sous les coups de son compagnon ou ex.

    Aux violences extrêmes et mesurables s’ajoutent les violences quotidiennes.
    Au travail, la précarité et le chômage renforcent les pouvoirs sexistes. Les femmes restent les plus précaires et les plus mal payées. Ces conditions favorisent les discriminations, les pressions, le chantage a l’emploi, le harcèlement allant jusqu’aux agressions sexuelles.

    Et puis il y a le harcèlement de rue qui est un fléau fréquent dénoncé depuis les années septante.
    Le harcèlement de rue qui provoque un sentiment d’insécurité qui peut entraîner, pour les victimes, la peur, l’angoisse, la colère et la perte de confiance en soi et surtout tend à écarter les femmes de l'espace publique.

    Les Verts demandent, via le Conseil municipal, au Conseil Administratif de la Ville de Genève de lutter contre ce fléau:

    - " en mettant en place, en concertation avec le Canton et les parties prenantes concernées, des mesures pour protéger et soutenir les victimes sans les stigmatiser telle qu’une application smartphone pour une aide urgente, des amendes pour les harcèlements de rue qui ne sont pas punis pénalement et en formant les collaborateur-trice-s municipaux concerné-e-s ;
    - en intensifiant les campagnes d’information et de prévention, destinées au grand public et aux publics cibles ;
    - en intégrant, dans chaque nouveau projet d’aménagement urbain, le «réflexe égalité»."

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