Pour une politique avec des mesures concrètes; les élu.e.s doivent limiter les déplacements en avion.

L’urgence climatique nécessite de faire des propositions immédiates pour limiter nos émissions de CO2. Les Vert.e.s du Conseil municipal de la Ville de Genève ont ainsi déposé une résolution destinée à limiter les déplacements en avion des élu.e.s. Elle demandait d'encourager la Ville à abandonner ce mode de transport pour les voyages des commissions ainsi que ceux du Conseil administratif lorsqu’ils sont inférieurs à 1000 km.

Aujourd'hui, l'un des emblèmes de la Suisse se meurt. Si nous ne réduisons pas nos émissions de CO2, il ne restera plus grand-chose de nos imposants glaciers, qui en dix ans ont reculé de 20% déjà. Au-delà des conséquences symboliques, ces glaciers sont aussi nos réservoirs en eau. Sécheresse, glissements de terrain: c'est une réalité dans notre pays, où chaque année, nous battons des records de température.

Tout le monde sait maintenant - à part quelques «Trumpistes» - que nous faisons face à un changement climatique. La COP21 a fixé comme objectif d’atteindre zéro émission de gaz à effet de serre en 2050. Mais pour la population et surtout les jeunes, ce n’est pas suffisant : ils nous demandent atteindre cet objectif en 2030. Un sacré défi, je le concède.

Mais pour y parvenir, il y a des tas de choses à faire. En commençant par des mesures concrètes et simples, à mettre en œuvre immédiatement. Par le biais d’une résolution, les Vert.e.s proposent ainsi de réduire, voire de supprimer, les voyages en avion des commissions du Conseil municipal. Le secteur aérien est responsable de près de 4% des émissions de CO2. En Suisse, selon certaines données, on atteint même un pourcentage de 10%. De plus, les émissions rejetées dans la stratosphère par l'aviation ont un impact polluant démultiplié. L'augmentation sensible des déplacements en avion, ces dernières années, fait que cette part de la pollution aérienne s'accroît à la vitesse grand V. 

 La majorité de droite du Conseil municipal n'a pas voulu proscrire les trajets en avion pour les voyages dont la distance n'excède pas 1'000 km, à l'instar de l'Université de Bâle.

Nous reviendrons à la charge car nous ne sommes pas les seul.e.s à vouloir limiter les déplacements en avion: les jeunes, dans beaucoup d'Universités et de Collèges, demandent de remplacer les voyages en avion par des voyages de proximité. Nous ne pouvons qu'être interpellé.e.s par leur mobilisation.

Ce que nous demandons, c'est d'agir aujourd'hui. C'est de dire que nous pouvons vivre autrement et que nous pouvons encore, même s'il est minuit - et non plus minuit moins cinq! -, remédier à ces dérèglements climatiques. Modifier nos habitudes de déplacement, voire nos lieux de destination lors des différents voyages de commissions, c’est aussi cela, la politique des pas concrets.

Candidat des Vert.e.s. au Conseil administratif de la Ville de Genève.

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