04/02/2018

"Le cyclisme est un humanisme", Marc Augé in « Eloge de la bicyclette ».

« Le cyclisme est un humanisme »[1].

Saviez-vous que sur une piste cyclable de 2.3 mètres, séparée de la circulation automobile, vous déplacez 5'900 personnes par heure alors qu’en voiture vous n’atteignez que 1'300 personnes en période de trafic fluide ?

Saviez-vous que la pollution de l’air est la cause de 3'500 à 4'000 décès prématurés par an dans notre pays et que 60% de la population genevoise souffre de l'excès de bruit ?

Saviez-vous qu’en ville, les valeurs limites définies par les ordonnances sur la protection de l'air et du bruit sont dépassées sur 65 km de rues et que ce sont plus de 80'000 habitant-e-s qui sont quotidiennement touchés ?

Le vélo est certainement le meilleur outil pour réinventer une autre mobilité mais aussi peut-être une autre ville. Des villes libérées de la congestion du trafic et de la pollution, des villes qui favorisent les espaces verts, la requalification des quartiers et des espaces publics, le renforcement du lien social, la santé de la population.

En 1969, seulement 9% de la population de Copenhague se déplaçaient à vélo. En 2015, 41%, des 580'000 habitant-e-s se rendaient à l’école ou au travail en vélo. Pendant ce temps à Genève, la mobilité douce progresse trop peu : les points-noirs et dangereux pour les cyclistes ne diminuent pas, l’augmentation de pistes cyclables sûre est insuffisante, la densité des déplacements motorisés créent une atmosphère d’insécurité, voire d’agressivité entre les différents usagers et usagères de l’espace urbain.

Pourtant, les bénéfices de la mobilité douce pour notre santé, notre environnement et notre sécurité sont de mieux en mieux compris et la mise en place de nouveaux dispositifs  sont très attendus par la population. Une autre mobilité est possible aussi à Genève.

Pro Vélo poursuit ses objectifs concernant la promotion du vélo et le développement des pistes cyclables sécurisées et continues. Nous agissons pour que les pouvoirs publics prennent systématiquement en compte le vélo dans la planification des tracés sur la mobilité et les signalisations routières. Nous souhaitons renforcer la collaboration avec les associations qui représentent les piétons et valoriser ensemble le choix de la bicyclette et de la marche.

Selon Marc Augé, anthropologue, « Le cyclisme est un humanisme et il ouvre à nouveau la porte du rêve et de l’avenir ». Se déplacer en vélo change notre rapport au temps, à l’espace, aux autres, à la sécurité et à notre propre corps. Tout un programme !

L’élément indispensable pour y arriver est une forte volonté et mobilisation politique de promotion du vélo et elle ne se fera que grâce au rôle, au travail et à la mobilisation de Pro-Vélo.

Alfonso Gomez, Président de PRO VELO Genève.

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22:23 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1)

20/12/2016

De la nécessité de promouvoir le vélo!

Les habitants de la Ville de Genève renonce généralement à l'automobile, entre autre parce que celle-ci n'est pas adaptée à la densité de circulation  et de population de la Ville. Lors d'une enquête de la Direction Générale des Transports, les genevois ont affiché la nécessité de prioriser les transports publics (45%), la marche (34%) et 11% le vélos[1] au centre-ville.

 Au cœur de la ville, la marche est, de loin, le premier mode de déplacement, et le vélo connaît une croissance exponentielle... Dans ce nouveau paradigme de la mobilité urbaine, nos autorités manquent cruellement d'ambition car leurs projets successifs affichent des objectifs situés très en-deçà des besoins et des attentes. Résultat: une situation chaotique, des règles de circulation et de priorités inadaptés, des signalisations et des aménagements lacunaires.

 La seule réponse tangible des autorités est une opération policière, où amendes et criminalisation priment sur une vision qui devrait pourtant être tournée vers l'avenir.

Aujourd'hui, il s'agit surtout de respecter les volontés populaires exprimées en faveur des mobilités douces et notre gouvernement manque de courage politique pour défendre un tel programme.

 

[1]
 [1] Rapport d’enquête de DGT. Consultation publique du 1er au 30 septembre 2014. Novembre 2014

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16:16 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2016

Loin du consumérisme!

Les Verts soutiennent l’initiative 155 « Touches pas à mes dimanches », lancée en 2013 par les syndicats ; elle vise à maintenir le dimanche comme jour férié.

En 1906 (déjà), les mouvements sociaux se mobilisaient en faveur du repos dominical avec le slogan : "C'est dimanche qu'il nous faut" ...

Aujourd’hui, le dimanche reste le jour de la semaine où la plupart des gens ont congé. C’est un moment à part, permettant de se retrouver entre amis, en famille. Or, une ouverture généralisée des commerces le dimanche impliquerait une politique de destruction du lien social.

 

Le dimanche férié rompt la continuité de la semaine et lui donne ainsi un rythme. Il permet de vivre un moment de socialisation et de partage, de vaquer à autre chose qu’au consumérisme ambiant et de choisir à quoi l’on affecte son temps.

 

Le néolibéralisme, en banalisant le travail du dimanche, crée des inégalités et des injustices sociales. Pour la majorité des actifs, travailler le dimanche ou la nuit est assimilé à une contrainte ; celles et ceux qui travaillent durant ces périodes en sont généralement peu satisfaits[1]. Ce décalage a des implications directes sur l’organisation de la vie quotidienne et sur la relation à autrui. Le travail du dimanche constitue un véritable recule des acquis sociaux.

 

Nos statuts des Verts genevois mentionnent à l’article 3 notre attachement à la qualité de vie, c’est pourquoi nous voterons OUI le 27 novembre à l’Initiative 155 et nous la favoriserons face au contre-projet.

 

[1]Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié – Travailler le dimanche : qu’en pensent ceux qui travaillent le dimanche ?, janvier 2009 ;

GAZAVE, Cyrille, ENEL, Françoise, 2006, Enquête sur l’emploi et les rythmes de vie la nuit à Paris, mai 2006.

09:29 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : consommation dimanche