17/11/2016

Loin du consumérisme!

Les Verts soutiennent l’initiative 155 « Touches pas à mes dimanches », lancée en 2013 par les syndicats ; elle vise à maintenir le dimanche comme jour férié.

En 1906 (déjà), les mouvements sociaux se mobilisaient en faveur du repos dominical avec le slogan : "C'est dimanche qu'il nous faut" ...

Aujourd’hui, le dimanche reste le jour de la semaine où la plupart des gens ont congé. C’est un moment à part, permettant de se retrouver entre amis, en famille. Or, une ouverture généralisée des commerces le dimanche impliquerait une politique de destruction du lien social.

 

Le dimanche férié rompt la continuité de la semaine et lui donne ainsi un rythme. Il permet de vivre un moment de socialisation et de partage, de vaquer à autre chose qu’au consumérisme ambiant et de choisir à quoi l’on affecte son temps.

 

Le néolibéralisme, en banalisant le travail du dimanche, crée des inégalités et des injustices sociales. Pour la majorité des actifs, travailler le dimanche ou la nuit est assimilé à une contrainte ; celles et ceux qui travaillent durant ces périodes en sont généralement peu satisfaits[1]. Ce décalage a des implications directes sur l’organisation de la vie quotidienne et sur la relation à autrui. Le travail du dimanche constitue un véritable recule des acquis sociaux.

 

Nos statuts des Verts genevois mentionnent à l’article 3 notre attachement à la qualité de vie, c’est pourquoi nous voterons OUI le 27 novembre à l’Initiative 155 et nous la favoriserons face au contre-projet.

 

[1]Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié – Travailler le dimanche : qu’en pensent ceux qui travaillent le dimanche ?, janvier 2009 ;

GAZAVE, Cyrille, ENEL, Françoise, 2006, Enquête sur l’emploi et les rythmes de vie la nuit à Paris, mai 2006.

09:29 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : consommation dimanche

02/09/2016

Pour une économie circulaire !

Réduire ses déchets, dépenser moins pour des choses futiles et consommer de manière responsable est tout à fait possible.A condition que l’ensemble des acteurs joue le jeu.

Le consommateur peut réduire son empreinte énergétique mais celle-ci ne pourra être diminuée correctement et durablement si des efforts ne sont pas réalisés en amont. Notre pays est le deuxième plus producteur de déchets en Europe et ceci serait moins honteux si ces-derniers étaient réduits, réutilisés ou revalorisés. Ce système encore trop linéaire en énergie, argent et matières premières qui n’ont qu’un cycle de vie ne répond en rien à nos engagements pris lors de la COP21.

Or, il est possible d’arriver à une économie circulaire où les déchets des uns sont transformés en ressources pour d’autres. Les exemples ne manquent pas. La chaleur produite par certaines industries (qui serait perdue dans la nature) sert aujourd’hui à chauffer les bureaux des employés. Et à l’échelle des communes, certains d’entre nous sont chauffés avec les eaux usées. Pour que de telles actions ambitieuses et novatrices soient possibles, il faut une ambition politique et que l’État en fasse une priorité et en ait les moyens. Le 25 septembre, envoyons un message clair pour encourager une économie qui bénéficie à l’ensemble de la population en votant OUI à l’initiative pour l'économie verte.

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15:56 Écrit par Alfonso Gomez dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1)

09/05/2016

Mobilité douce : Il est temps de passer des promesses aux actes.

Lors de la dernière séance plénière du Conseil municipal de la Ville de Genève, les élus Verts, Socialistes, EàG et PDC, lassés qu’à ce jour quasiment rien n’ait été entrepris pour mettre en œuvre l’initiative 144 acceptée par la population il y a plus de 5 ans, ont entrepris une action politique forte. Ce n’est pas moins de quatre motions demandant l’amélioration du réseau cyclable qui ont été déposées.
 
Les bénéfices de la mobilité douce pour notre santé, notre environnement et notre sécurité sont de mieux en mieux compris et la mise en place de nouveau dispositif  sont très attendus par la population. Saviez-vous qu’on estime que la pollution de l’air est la cause de 3'500 à 4'000 décès prématurés par an dans notre pays ?
Saviez-vous que la pollution de l'air occasionne des coûts sur la santé estimés à 4 milliards de francs ?
Saviez-vous que 60% de la population genevoise souffre de l'excès de bruit ? Rien qu'en ville 65 km de rues au bord desquelles 80'000 personnes habitent dépassent les valeurs limites définies par les plans OPAir et OPB.
 
Le ras le bol face à l’inertie de l’État en matière d’aménagements cyclables et piétons est de plus en plus préhensible.
C’est ce dont témoigne notamment l’immédiate acceptation des urgences des quatre motions. Espérons que ce geste politique important sera entendu par les instances dirigeantes concernées.

Alfonso Gomez.

11:50 Écrit par Alfonso Gomez | Lien permanent | Commentaires (1)