Alfonso Gomez

  • Croissance numérique : Manifestation nationale contre la 5G, samedi 25 janvier 2020 à 14h00, place des Nations, Genève.

    Samedi 25 janvier, Genève accueillera une manifestation nationale contre le développement de la 5G en Suisse. Le débat autour du déploiement de la 5G en Suisse soulève des questions de santé publique, d’écologie et de politiques économique et sociale. Alors que la lutte contre la crise climatique mondiale doit être la priorité, les conséquences environnementales de la croissance numérique sont insuffisamment prises en compte.

    Les déclaration des dirigeant.e.s politiques et économiques sont contradictoires : d’un côté, le développement de l’économie digitale relèverait de l’évolution incontournable de notre société ; de l’autre, les déclarations fusent en faveur de la protection des ressources et de la biodiversité.

    Ce double discours n’est aujourd’hui plus crédible. Nous devons affirmer que nous avons un problème avec la voracité des nouvelles technologies en termes de matières premières et d’énergies.

    Jusqu’à présent, les médias se sont concentrés sur les potentielles répercussions des ondes sur la santé de la population. Or, d’autres conséquences néfastes sont imputées à la 5G: pollutions graves dues à l’extraction des matières premières (plus de 40 métaux dans un smartphone) ; augmentation massive des besoins énergétiques (et par conséquent accroissement des consommations de charbon, de pétrole et d’eau) ; montagnes de déchets non recyclés et polluants provoqués par l’obsolescence programmée de deux milliards de téléphones portables dans les années à venir ; risques pour les individus et les collectivités engendrés par l’utilisation massives des données ; accroissement de la consommation et des addictions dues aux écrans.

    Cette technologie est supposée être propre, car invisible. En réalité, la numérisation n’est ni indolore ni invisible. Dans les faits, elle pose de graves problèmes écologiques, dénoncés depuis plusieurs années par les Vert.e.s, des associations de médecins et de nombreux mouvements issus de la société civile.

    Ainsi, alors que  nous assistons à une prise de conscience de la catastrophe environnementale due au plastique, nous participons toutes et tous au développement d’une nouvelle grave crise environnementale.

    La fascination exercée par les nouvelles technologies, alimentée par des appétits économiques et financiers sans limites, favorise le sentiment d’impuissance de la population face à l’accroissement du numérique. Cette révolution est en effet omniprésente : elle impacte le marché de l’emploi, les conditions de travail mais aussi notre vie quotidienne.

    La 5G, développée sans discernement ni esprit critique, vient alourdir gravement le bilan de santé plus que préoccupant de notre planète. Il est essentiel que la Ville de Genève, qui devrait dévoiler prochainement son plan climat, l’inscrive dans ses priorités contre le réchauffement climatique. A nous, citoyennes et citoyens, de réagir et de poser des limites !

    Alfonso Gomez

    Candidat Vert au Conseil administratif de la Ville de Genève

    Lien permanent Catégories : Genève 1 commentaire
  • Le parking Clé-de-Rive : un aspirateur à voitures sidérant d’anachronisme.

    Genève, comme d’autres villes dans le monde, se trouve à un tournant: la population a pris conscience de l’urgence climatique, l’a démontré en descendant dans la rue puis en élisant un parlement fédéral plus vert, confirmant la tendance cantonale. Les dernières votations municipales n’ont fait qu’asseoir cet élan. Il y a trois ans déjà, la population plébiscitait à 68% la loi sur une mobilité cohérente et équilibrée. En termes de politique routière, les autorités ont mis en place des stratégies d’évitement du centre-ville. Depuis, on a vu émerger une voix verte, un U cyclable autour de la rade, et le CEVA nous permettra de changer de paradigme en profondeur.

    Les feux sont au vert. Pourtant, la majorité de droite du Conseil municipal vient de voter la construction d’un méga-parking de 500 places… en plein centre-ville! Ce projet sidère par son anachronisme. Sans compter qu’il lie la Ville par un droit de superficie de soixante-cinq ans à la société Parking Clé-de-Rive, en contrepartie d’une zone à priorité piétonne – et non une zone piétonne! – réduite à peau de chagrin en comparaison du projet initial. Alors que les villes du Nord multiplient les autoroutes à vélos, Genève se lance dans un aspirateur à voitures. Alors que l’on se dirige vers la disparition des voitures dans les centres-villes, selon les termes dans la presse du directeur général de la Fondation des parkings, Genève semble vouloir maintenir son record suisse du bouchon routier.

    Contre tout bon sens, le Conseil administratif a choisi un compromis bancal en liant deux objets antinomiques. On sait pourtant que les parkings publics ne fonctionnent pas à plein. Il y a quelques années, en se basant sur des chiffres de l’Office fédéral de la statistique, des experts s’inquiétaient du nombre trop important de places de parc en Suisse. Au démarrage du projet Clé-de-Rive il y a dix ans, les précisions demandées par le Municipal et fournies par la Ville montraient qu’avec 236 places de parc pour 1000 habitants, Genève devançait déjà des villes comme Berne (205) ou Bâle (168). Alors que deux nouveaux parkings souterrains verront le jour à la gare des Eaux-Vives (700 places) et à la gare de Chêne-Bourg (500 places), il est aberrant de vouloir en ajouter davantage. Juste après avoir décrété l’urgence climatique, la Ville est prête à se lier à une société privée qui promet que l’affaire rapportera gros en termes de rentrées fiscales, sans pour autant dévoiler, malgré les demandes, son business plan.

    Pour les Vert-e-s, la planification est la pierre angulaire d’une véritable politique du stationnement. Contrairement à la droite élargie, il nous paraît inconcevable de nous lancer dans un tel chantier sans un recensement exhaustif des places publiques et privées, de leur coût, des tarifs et des taux de location. Ni sans avoir répertorié les besoins actuels, pris en compte les tendances qui se dessinent et mesuré l’impact des mesures en matière de mobilité – développement de l’offre en transports publics, promotion de l’autopartage, sécurité accrue des déplacements piétonniers et cyclistes par les bais de mesures d’aménagement… Bourlinguer à l’aveugle est indigne au vu des préoccupations actuelles des Genevois-es!

    Dans une société, les tournants sont rares. Et le paquet mal ficelé de Clé-de-Rive, qui ne fera qu’augmenter la circulation autour de Pierre-Fatio, a dix ans, cela se sent. N’acceptons pas aujourd’hui un projet qui a déjà mal vieilli, à rebours des efforts réalisés! Les Vert-e-s invitent la population à signer le référendum contre un parking passéiste et soutenir l’initiative qui suivra pour une vraie piétonnisation d’une partie du centre-ville!

    Alfonso Gomez candidat des Vert-e-s au Conseil administratif de la Ville de Genève et conseiller municipal.

    (Article paru in Le Courrier le 11 décembre 2019)

    Lien permanent Catégories : Genève 0 commentaire
  • Pour une politique avec des mesures concrètes; les élu.e.s doivent limiter les déplacements en avion.

    L’urgence climatique nécessite de faire des propositions immédiates pour limiter nos émissions de CO2. Les Vert.e.s du Conseil municipal de la Ville de Genève ont ainsi déposé une résolution destinée à limiter les déplacements en avion des élu.e.s. Elle demandait d'encourager la Ville à abandonner ce mode de transport pour les voyages des commissions ainsi que ceux du Conseil administratif lorsqu’ils sont inférieurs à 1000 km.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Humeur 0 commentaire